Dimanche 24 mai 2009 7 24 /05 /Mai /2009 16:56


    
Tout avait pourtant commencé normalement. Après une folle nuit d'amour avec moi-même, je me relaxais un café dans la main en m'informant des dernières actualités sportives, puisque comme nous l'avons déjà dit, le week end sert aussi à regarder du sport à la télé. Je zappais alors machinalement, et l'idée se faisait dans ma tête que, décidément, ce dimanche allait être un dimanche comme les autres: un dimanche sans s'habiller, un dimanche sans se laver, un dimanche quoi.


Puis le téléphone sonna. Mon téléphone. Je décrochai donc, et qui au bout du fil? Ma vieille amie Scarlett, que je n'avais plus revue depuis le CE1 de M. Brassard. Ah, les folles années! les expériences de découverte auxquelles on se livrait, Scarlett et moi! échauffés par nos premiers cours de Sciences Nat'!
20 ans plus tard, v'la't'i'pas que Scarlett surgit encore du ciel pour cette fois encore m'éveiller à l'inconnu: le festival de Cannes.


J'ai à peine eu le temps d'enfiler un petit tux' de chez D&G, que la voiture de Scarlett m'attendait en bas de l'immeuble, direction l'aéroport, direction le rêve, direction le Festivââl.


Bon, j'avais beau être super motivé, je n'étais pas pour autant bien éveillé et bien rasé.

 Mais qu'importe, "Whatever" comme dit souvent Scarlett.

    On est arrivé pile pour le brunch-apéro-déjeuner-barbeuk au Martinez, archi-blindé de stars et autres peoples. C'est marrant de voir comment s'amusent les gens célèbres, Régine était complétement bourrée et proposait des lap-dances à tout le monde, Edouard Baer est en réalité plus petit qu'à la télé et sait danser le smurf, et Sharon Stone n'est saoûle qu'après 15 flûtes de champagne rosé.
 Scarlett m'a présenté à plein de gens, mais comme moi je suis mort après 4 coupes, je n'ai pas pu tout retenir. Même si la compagnie de Scarlett m'était très agréable, parce qu'elle sent bon, je dois bien avouer que ne pas avoir eu la chance ne serait-ce  d'apercevoir Paris Hilton m'a un peu déçu. Mais en grand gentleman, je n'ai rien dit, rassurant Scarlett de ma main virile posée sur sa hanche.

Haa, les femmes... si compliquées, si inaccessibles, si difficiles. Heureusement que je suis français.



Le temps pour Scarlett et moi d'enfiler des tenues plus confortables, et hop, c'est parti pour une petite promenade dans Cannes. Comme Scarlett est très curieuse de nouveautés et d'inconnu, j'ai décide de l'emmener loin des strass, des paillettes, et du VIP Room.
On a donc passé quelques heures à vadrouiller, main dans la main, dans les rues du Cannes-qu'on-ne-voit-pas-à-la-télé, à siroter des demis en terrasse (Scarlett ne connaissait pas le Picon-bière), manger des glaces à l'italienne, parler avec nostalgie de nos premiers ébats au fond de la classe de M. Brassard.


Mais voilà, j'ai pris conscience que quand on est une star, ou qu'on est mal habillé, on doit vite retourner sur le Stairway to Heaven avec les autres étoiles. Direction le Martinez, car Scarlett m'a fait une surprise: c'est moi qui décernerai le prix d'interprétation canine du festival à sa place (j'y croyais pas, moi non plus).


    Remettre un prix, ca a vraiment quelque chose d'exitant, surtout quand on arrive avec Scarlett Johansson, qu'on fait la bise à Isabelle Huppert, et que Edouard Baer se tait enfin pour vous laisser parler.
Je n'ai appris que sur le moment qu'en réalité, je remettais le prix d'interprétation féminine, et pas canine comme je l'avais compris. Moi qui avais préparé un discours assez honorable, balayant 50 ans d'animaux au cinéma, je me suis moi-même retrouvé un peu bête. "Whatever", comme dit Scarlett. 


On est rentré très tard de la réception, parce que les plats mettaient du temps à arriver. La voiture de Scarlett m'a déposé à l'endroit même où elle était venue me chercher, quelques heures plus tôt. Elle est descendue, m'a pris dans ses bras, et a embrassé la gauche de mon cou. Je lui ai demandé ce qu'elle avait de prévu pour la soirée et pour le petit-déj', si on pouvait continuer à parler du bon temps ensemble avant qu'elle ne décolle pour LA. Elle m'a sourit, m'a fait un clin de chaque oeil, et est remontée dans sa voiture en me laissant là, sur le perron.
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Haa, les femmes... si compliquées, si inaccessibles, si difficiles. Heureusement que je suis français.

Par Nico - Publié dans : La vie: Mode d'emploi
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Commentaires

Formmiiidable

Post-Scriptum : Haaa les hommes ... si faciles,incompréhensibles, et trop accessibles (envers les blondes)Heuresement je suis une Boch'
Commentaire n°1 posté par Lulu le 25/05/2009 à 18h11
Haaaa Paris... elle est très distiinguée
Commentaire n°2 posté par Marion le 28/05/2009 à 20h49

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