Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /Juin /2009 12:17
       L'être humain est fait pour évoluer. Au début, comme il n'y avait pas grand-chose à faire à part chasser des mammouths, l'Homme a évolué lentement. Avec le temps, il a compris que chasser le mammouth n'était pas une vie. Il a donc cherché à changer, à trouver d'autres occupations qui ont fait que, petit à petit, il a appris à faire cuire un steak et à éplucher une patate.
Pour apprendre à se détendre, il a inventé le sport, les puzzles, la fornication à plusieurs, et Paris Hilton.



Sans surprise, ce sont ses besoins qui ont forcé l'Homme à évoluer.
Et vous allez voir, c'est ici qu'est le vice: à force de se découvrir de nouveaux besoins (une belle maison, une belle voiture, une belle femme) on en est arrivé à s'inventer de nouvelles envies (voyager dans la lune, faire du canyoning, le lancer de nains).
Double effet sur nos petites vies: d'un côté, les technologies ont progressé pour pouvoir nous satisfaire. C'est grâce à l'avancement de ces technologies qu'on vit plus longtemps. D'un autre côté, nous sommes devenus des êtres régis uniquement par nos passions et nos envies.




Cependant, parmi tous ces nouveaux besoins et ces nouvelles occupations, il y en a une que le monde attendait depuis longtemps, le chaînon manquant entre l'homme de Cro-Magnon et l'homme moderne métrosexuel. Cette révolution, on la doit aux jeux-vidéos, on la doit à GUITAR HERO.





Guitar Hero est un jeu vidéo d'une nouvelle génération sorti en 2005. Pour le situer, on peut dire que Guitar Hero se trouve à la croisée des chemins entre l'inutile, la religion et la rockattitioude. Un peu comme Paris Hilton.

Ce jeu représente donc, à mon sens, ce que l'Homme a inventé de mieux pour s'amuser sans oublier le monde qui l'entoure. Même si le temps d'une partie (on dira un "set") de Guitar Hero, le monde autour n'existe plus et s'efface derrière la jouissance d'un Star Power bien placé.
Grâce à Guitar Hero, je travaille mon sens du rythme et mon sens du jeu de scène. On sait jamais, si un jour je deviens une vraie rock star, comme Mike Brant ou Yves Duteil, il faudra bien que je me construise une identité.


En attendant, grâce à Guitar Hero, je suis à moitié une rock star.
Avant, mon instrument de prédilection était plutôt la flûte à doigté baroque qu'on nous enseigne au collège (cf: le préquel de Guitar Hero: Flute de Pan Hero). La guitare, c'est beaucoup plus glamour, et ça me permet de chanter (faux) en même temps que je joue (presque juste), et de me rouler par terre sans risquer d'avaler un bout de la guitare (quelles merdes ces flûtes qui se démontent).



    Seulement, comme le disait Jim Morrison, "le chemin vers la gloire est long et pavé d'embuches et de jolies filles". Mise à part la dernière partie de cette phrase, tout se vérifie:


La gloire n'est peut-être pas loin, puisqu'il est plus facile de jouer à Guitar Hero qu'apprendre à vraiment jouer de la guitare, c'est pas si impossible de devenir une star (de Guitar Hero).
Qui sait, les Doors nouveaux seront peut-être des Guitar Hero.



 En revanche, pour les groupies et les backstages en folie, j'ai encore de la marge.
J'ai bien essayé de motiver les voisines pour venir hurler mon prénom pendant "Hotel California", mais vu qu'elles ont 12 ans, j'ai plus l'impression d'être un Tokyo Hotel.
J'ai bien essayé de mettre un crocodile dans ma baignoire, comme dans les backstages de Led Zeppelin, mais tout ce que j'ai trouvé est un ragondin dégueulasse qui m'a pourri la salle de bains.


Finalement, me voilà victime de l'évolution. Un peu comme Paris Hilton.

Par Nico - Publié dans : Aventures low-cost
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