Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /Juin /2009 14:15
         Quand l'été revient, il ne revient jamais seul.
Bien sûr il y a le retour des robes légères qui flottent dans l'air marin, soulevant les cheveux des filles à la peau bronzée. Il revient avec ses pelles et seaux, ramène de l'émerveillement dans les yeux des enfants qui découvrent les joies de patauger dans le sable mouillé. L'été transforme des milliers de personnes en planches à rôtir, tous allongés côté pile ou côté face, lisant Gala, Jeune & Jolie, ou faisant des mots fléchés. Comme tous les ans, l'été m'a aussi ramené de petits cadeaux.



Tous les ans, c'est la même chose. Tous les ans, je me dis que ma peau, en vieillissant, s'est tanée tel le bon cuir, que comme moi, ma peau s'est endurcie. Comme tous les ans, c'est faux. Comme tous les ans, j'ai brûlé en à peine deux heures. Comme tous les ans, je n'ai pas réussi à bronzer, et si l'on m'a remarqué sur la plage, c'est pour mon bronzage zébré vanille/fraise. Putain d'UV.



       J'ai beau me dire que c'est un petit challenge estival, j'ai beau essayer d'y trouver un plaisir que moi seul connais, j'ai quand même mal. Mais j'essaie quand même de le prendre du bon côté.
Surprise! Cette année, contrairement aux autres années, ce sont mes mollets qui ont brûlé les premiers. Un beau rouge vif. Puis le bas des mollets, autour des chevilles. Un beau rouge cramoisi. Et puis enfin mon dos, qui brûle habituellement le premier.
En fait, je me suis rendu compte que malgré mon mètre 80 et mes 70 kg, je cuis plus vite qu'un gigot six fois plus petit. Tristesse.



Enfin, ce sont mes mains qui ont brûlé, ce qui ne m'était jamais arrivé. C'est pourquoi je n'ai hélas pas pu bloguer dès mon retour, tant la douleur de mes pauvres doigts me paralysait. Par pudeur, je n'ose pas mettre de photo, je les réserve pour la future campagne de prévention de Biafine, ma seule amie dans ces moments douloureux.


      Ahhh, la Biafine, douce crème seule capable de m'apaiser, et de sécher mes larmes. Que serais-je sans toi, que cette pizza laissée trop longtemps au four?
Si chaque été je retrouve la douleur des coups de soleil, je retrouve aussi le plaisir de me oindre et de me transformer en plaquette de beurre pendant une bonne heure. Je te dédicace cette chanson.
Grâce à toi, je retrouve chaque année la force de provoquer Râ, grâce à tes carresses de consolation, je ne baisse pas les bras, et, dès le week end prochain, j'irai prendre ma revanche. Mais cette fois, je garderai mon tee-shirt et mon jogging.





Par Nico - Publié dans : Aventures low-cost
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