Jeudi 18 juin 2009
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15:50
Oui, il fait chaud, très chaud, et en semaine, la plage est bien trop loin pour espérer se rafraîchir un peu. Alors que nous reste-t-il pour nous désaltérer un peu?
Se saoûler au coca gelé? Bouffer des Magnums toute la journée? Passer ses après-midi la tête dans le frigo et les pieds dans le congélo? Faire le chien devant un ventilo crasseux?
Nenni, rien de tout cela, puisqu'on peut passer entre une et deux heures dans la clim' d'un cinoche du centre ville.
Chaleur oblige, et puisque décidément je ne supporte que trop mal les suffocations
estivales dûes aux 40°, cette semaine il y aura donc deux films de la semaine. Un peu comme un ex-aequo.
Après le vieux film plutôt intellectuel d'hier, petit bond dans le temps. Nous sommes donc en 2009, et est sorti la semaine passée le premier film de Riad Sattouf, Les Beaux
Gosses.
Coup de coeur.
Rapidement, Les Beaux Gosses racontent la vie de jeunes collégiens pas super aidés par la nature, Hervé et Camel en tête.
Eh oui, lorsqu'on est un jeune ado, on traverse forcément une période plus ou moins longue de disette:
- on n'est pas super fringués (parce qu'on grandit plus vite que les jeans 501),
- pas super coiffés (parce qu'il y a tous les jours de nouveaux boutons d'acné à cacher sous les
cheveux),
- pas super intelligents (parce que notre cerveau grandit plus vite que la boîte cranienne alors forcément, à un
moment, ça cogne).
Alors comment survivre dans un monde où les forts mangent les faibles?
Ces jeunes collégiens, donc, une bande de quatre bras cassés maladroits et "moyens", traversent les étapes difficiles de l'adolescence:
- gros rateaux énormes en pleine cour,
- tabassage par les vrais bogoss du collège,
- humiliations par les profs après un exposé raté sur Jean-Luc Reichmann
- et branlettes frénétiques sur de vieux numéros de La Redoute.
Mais
l'adolescence, c'est aussi tomber amoureux toutes les trente secondes, vouloir sortir avec toutes les filles du collège pour, avec un peu de chance, réussir à en galocher une derrière les
sapinettes.
C'est ce qui va arriver à Hervé, qui malgré sa démarche boiteuse, son rire gras d'ado (gras comme sa peau,
d'ailleurs), son pull à carreaux trop grand jamais lavé, et sa bande de potes loosers, va tout de même sortir avec Aurore, une des belles gosses de sa classe, et va entamer sa première histoire
de couple. Comme il dit. Ahhh, l'adolescence et ses expériences baveuses de frotti-frotta sur le canapé quand les parents ne sont pas là.
Après les nombreux échecs du teenage-movie français (Sexy Boys, Les Gaous, La Boîte,
LoL, mis à part Le Péril Jeune), Les Beaux Gosses semblent enfin avoir réussi à se détacher de son modèle américain, pour nous embarquer dans le monde secret des ados
franchouillards de 14 ans, sans strass ni paillettes, mais avec un gentil réalisme complétement décalé.
One Love, vous êtes prévenus.
Par Nico
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Publié dans : Le film de la semaine
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