Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /Sep /2009 20:45
          Plus que jamais, l'aventure est aujourd'hui lundi à portée de main. Moi qui pensais qu'il fallait avant tout faire preuve d'imagination et de créativité, voilà que la réalité vraie m'éclate en pleine gueule comme une bulle de chewing-gum mal maîtrisée. Car oui, pour vivre la vie chaque seconde de chaque minute avec la même douleur et la même appréhension, il suffit de se lever crevé à 6h du mat'.
        6h du mat', c'est l'heure à laquelle je me suis réveillé, encore plus fatigué que d'habitude. Les yeux crottés, la voix rauque et le pas incertain, j'ai senti que quelque chose n'allait pas, que quelque chose me manquait. Genre: 6 heures de sommeil supplémentaires.

Parcours du combattant:






          J'ai commencé ma journée par 20 minutes de métro. Pas facile de s'endormir et de tenter de rattraper ces six fichues heures de sommeil, mais j'ai quand même essayé.
Etant donné qu'il faut au moins 5 minutes pour trouver un siège libre, 2 minutes pour s'endormir (5 si on n'a pas d'Ipod dans les oreilles), et qu'il faut être éveillé au moins 20 secondes avant notre arrêt, cela nous fait: 12min40 de sommeil. C'est déjà ça de gagné. Première étape franchie.


   Après cette nano-sieste: quelques minutes de marche le temps de faire la correspondance avec le RER. Bonne technique: cligner des yeux très lentement, et oeil par oeil, c'est toujours ça de gagné sur la prochaine sieste à venir.


     Le matin, j'ai 35 minutes de RER à effectuer. Comme je vais vers la banlieue, il y a beaucoup moins de monde. Du coup, si je me débrouille bien (en faisant une gueule style-grippe A), je peux gagner une banquette. Je peux ainsi m'éclater les vertèbres sur les coussins moelleux comme un futon en béton de la RATP afin de poursuivre ma nuit. Par pudeur, je mets parfois le Direct Matin sur le nez. Chacun son jardin secret, que diable.


        En tout et pour tout, j'ai pour l'instant gagné 35min40sec de sommeil. Encore une fois: c'est toujours ça de gagné, et cela me permet d'envisager le dernier quart d'heure de bus sereinement, d'autant plus que je n'ai pas beaucoup à attendre debout.


        Dormir dans le bus, c'est ce que je préfère, parce que c'est le summum de mon aventure (d'une circulation fluide à une circulation bouchée, on peut facilement gagner 15 minutes, ce qui est appréciable comme une erreur en votre faveur au resto).
    Les sièges du bus montant plus haut que ceux du métro ou du RER, on peut donc s'endormir en confiance et la bouche ouverte. Oui, le bruit du bus et des gamins couvrira forcément le bruit de vos ronflements.



      Bon, soyons honnêtes: toutes ces minutes grapillées ne vaudront jamais une bonne paire d'heures de sieste du dimanche après-midi. Le problème, c'est qu'on arrive sur son lieu de travail complètement dans le pâté, le visage en vrac, l'Ipod enfoncé (trop loin) dans les oreilles, et avec la marque de banquette-vitre sur la joue gauche.

     Là, c'est une autre aventure qui commence...



Par Nico - Publié dans : Aventures low-cost
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