Vendredi 18 décembre 2009
5
18
/12
/Déc
/2009
12:41
Quand on est gamin, on adore la neige.
La neige, quand on est petit, c'est nouveau, c'est froid et doux à la fois. La neige, ça fait un bruit tout bizarre quand on marche dessus. Regarder la neige tomber par la fenêtre, quand on est
bien au chaud en train de boire son chocolat, est un spectacle magnifique, car on voit tout le paysage se couvrir peu à peu d'un grand manteau blanc.
Alors quand on est petit, on adore aller jouer dehors, sous la neige. On met nos combinaisons de ski, nos Moon-boots, et on part faire les cons dans les plaines enneigées. Avec les copains du
village, on s'amuse à faire des mégas batailles de boules de neige, c'est marrant et pis c'est froid. Après, pour se reposer, on se lance dans des concours du plus beau bonhomme. D'ailleurs, ces
bonhommes de neige ne ressemblent jamais à ceux qu'on voit dans les films, mais plutôt à des gros tas de neige marronasse avec des cailloux dessus. Mais qu'importe, parce que la neige, c'est
génial. Après, on va faire de la luge, enrobés dans des sacs-poubelle de 50 L. C'est marrant.
Quand on rentre à la maison, on a tout froid, et maman s'occupe bien de nous réchauffer en faisant sécher nos vêtements mouillés. Petit, on saute de joie quand on voit
que la météo annonce de la neige, on espère qu'elle va tenir pour pouvoir bien en profiter.
Quand on est moins petit, la neige, ça
va bien deux minutes.
La neige, quand on est grand, c'est plus vraiment nouveau, mais toujours aussi froid. Seulement, quand on est grand, pour des raisons de classe et d'élégance, on ne met plus ses Moon-boots ni sa
combinaison intégrale.
Quand on est grand, la neige, au-delà de nous geler de l'intérieur, nous brise aussi les couilles. Parce que quand on est grand et qu'il neige, on est bien obligé d'aller
bosser quand même. Le chocolat chaud et les tartines de Nutella, c'est fini. Alors on part à 6h30 du matin affronter le froid et le vent et la neige et ça fait chier.
Comme il neige beaucoup, les bus n'avancent pas beaucoup, et à 7h, quand on est à son arrêt, on poireaute au moins trente minutes avant de voir son bus arriver. C'est
pile le temps de congeler. Pendant la matinée, on regarde tout le temps par la fenêtre, et on espère que la neige va arrêter de tomber, juste le temps que vous rentriez chez vous. Alors on croise
les doigts...
En vain. Parce que quand on finit de bosser, la neige redouble d'intensité, les bus ne circulent plus, et vous n'avez plus qu'à vous taper 3 bornes à pieds dans le froid,
dans la neige, avec des pompes qui glissent et plus de pile dans le mp3. Arrivé à la gare RER, vous n'avez plus de nez, plus d'orteils, plus un cheveu sec. Alors comme il y a moins de RER
toujours à cause de la neige, vous vous entassez dans une rame sur-bondée. Sur le coup, vous maudissez la tête d'ail que vous avez bouffée la veille et qui, socialement parlant, est en train de
vous achever. Vous avez froid, vous êtes serrés, tout le monde profite de votre haleine à l'ail et le pire: c'est que vous ne pouvez même pas vous excuser et préférez vous auto-asphixier en
respirant dans votre écharpe.
Heureusement qu'aujourd'hui, c'est les vacances.
Par Nico
-
Publié dans : Aventures low-cost
-
2