Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /Mars /2010 17:31
      Il y a des histoires qu'on ne se lassera jamais de raconter. Ces histoires ont bercé des générations et des générations de jeunes, avides de connaissances, d'aventures, de sang et de sexe. Ces histoires-là sont compilées dans ce qu'on appelle la mythologie. De toutes les mythologies qui existent, et il en existe plein, une attire particulièrement mon attention parce que je la trouve classe, c'est la mythologie grecque.



images-copie-25.jpg      La mythologie grecque, c'est vieux comme le monde, il n'y a que Fontenay ou Mireille Mathieu pour pouvoir encore en parler. Alors bon l'idée, c'est de dépoussiérer le tout un peu de temps en temps, un peu comme un ravalement de façade ou une injection de botox. Et ça, tout le monde le sait ou l'a compris: à un moment donné, il faut savoir revisiter la toge, la barbe et les spartiates.




images-copie-26.jpg        Pêle-mêle, on a eu droit à Ulysse 31, l'Odyssée remise à la sauce spatiale, Troie et les pectoraux de Brad Pitt, 300 et la testostérone sanguinolante et bientôt le Choc des Titans. Même dans Lost une récupération de cette mythologie est assez évidente, je n'en dis pas plus sinon je vais me faire disputer. Ce qui est étonnant de noter, c'est qu'à la base, la mythologie était une compil' d'histoires destinées à éduquer les jeunes en leur inculquant des valeurs telles que le respect et l'abnégation, sans leur faire oublier qu'ils ne sont que des hommes, rien que des hommes, alors qu'on retient maintenant surtout l'aspect narratif du truc, je sais je suis rabat-joie.



images-copie-27.jpg      A l'époque, tout ça avait un équilibre super bien dosé. D'un côté on racontait aux jeunes des histoires de Zeus, d'Hercule et ses potes, manière de les faire rêver un peu. De l'autre, on leur filait une épée et un bouclier, et on les envoyait s'entretuer dans les montagnes, survivre aux loups avec même pas un Balisto en poche. On savait s'y faire avec les gamins, à l'époque.



images-copie-28.jpg       De nos jours, la mythologie grecque est toujours au programme à l'école, en 6éme pour être précis. Ce qui paraît logique: comme à l'époque, les histoires de cul de Zeus arrivent à point nommé à la charnière entre l'enfant et l'adolescence, la toge et le trident en moins. Alors au collège, on s'amuse toujours de parler d'Apollon, Athéna, des dieux, des demi-dieux, des quarts de dieux et des caprices des dieux (pardon, j'ai pas pu résister).



     Le challenge est alors simple: essayer de trouver un nouvel axe de lecture de la mythologie grecque, un truc à la fois fun et instructif, qui renouerait avec ses objectifs premiers: l'éducation à la vie adulte des jeunes adolescents tout en excitant leur imagination, rien que ça. Heureusement, Zeus nous a hier envoyé un signe:


god_of_war_3_wallpaper_by_dzilo.jpg


     Du sang, des dieux, de la bravoure, des tripes, du sang, de la vengeance, des titans, un peu de cul, du sang: toute la mythologie à portée de manette, qui effraiera les petits, réjouira les jeunes, et réconciliera les adultes avec les barbes poussiéreuses. God of War III est sorti hier. Tout un programme, bien que peut-être un peu trop hard pour des 6e. Zut.



Par Nico - Publié dans : Le blog qui dit tout sur rien
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