Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /Jan /2010 16:27
silvester-berlin-brandenbur-1-141614 L    Tous les ans, c'est la même chose. Sous prétexte que la nouvelle année a démarré, on se dit naïvement que c'est l'occasion rêvée pour entamer de nouvelles résolutions. Une résolution, c'est une décision ferme qui naît du fruit d'un profond travail introspectif. Pour cela, on fait le point sur l'année écoulée, en relevant les points négatifs: c'est là qu'interviennent les bonnes résolutions sensées nous remettre sur le bon rail. Alors tous les ans, c'est la même chose: on décide d'arrêter de fumer, de ne plus se retourner la tête à l'alcool, de s'avancer dans son boulot, d'être gentil avec tout le monde, serviable, souriant, honnête et fidèle.

C'est ce que j'appelle le syndrome de Charles Ingalls.




CharlesIngalls1      Au moment des résolutions, effectivement, on se comporte comme si on avait mangé une tribu de Bisounours. Parfois, on se retrouve même à souhaiter "La bonne année" aux gens qu'on ne peut pas saquer. L'apparition du syndrome de Charles Ingalls est pourtant bien prévisible! Quand approche le 1er janvier, on est consciemment ou pas submergés par les films à l'eau-de-rose-spécial-"J'aime la vie" qui parasitent la télé, et envahis par l'effusion de bons sentiments de la période hivernale. Le soir du 31 décembre agit donc comme un catalyseur: une réaction chimique bizarre se produit dans chacun de nous qui fait que, le temps des résolutions, on se transforme en bête à foin de Walnut Grove.




1752340914     Mais le syndrome de Charles Ingalls est bien plus pernicieux qu'il ne pourrait paraître au premier abord. Quand la soirée du réveillon avance, le syndrome mute considérablement, en entrant en réaction avec d'autres produits, dont l'alcool. Syndrome de Charles Ingalls et alcool ne font pas bon ménage, et le mélange des deux peut provoquer une sérieuse remise en cause des bonnes résolutions. Sans s'en rendre compte, on se retrouve bien souvent bourré au milieu de la piste, dansant uniquement avec les genoux, et alignant les clopes comme à la parade. Bref: on se met la tête en vrac, ce qui, bien souvent, fait éclater en mille morceaux nos si bonnes résolutions. Syndrome et alcool ne vont pas ensemble et ça paraît logique: vous avez déjà vu Charles Ingalls bourré? Non? C'est bien qu'il y a une raison. En revanche, au stade 3 d'avancement du syndrome, on se met à avoir envie de porter des bretelles. A cet instant, généralement, il est déjà trop tard.



   Au courant de l'apparition de ce syndrome à l'approche de la nouvelle année, j'avais décidé cette année de lutter, et de ne pas me laisser aller à lancer des promesses que je ne tiendrai pas. Au moins, ça m'évite de me décevoir et de décevoir les autres. Autour de moi, beaucoup sont ceux qui ont décidé d'arrêter de fumer ou bien d'arrêter le White Spirit en intra-veineuse, et tous les jours je mesure l'effet du syndrome de Charles Ingalls sur leurs organismes: ils se rongent les ongles nerveusement en comptant les jours. C'est pas une vie. J'espère que bientôt, ces amis reviendront guéris et dés-Ingallsisés car les voir comme ça me fait vraiment trop mal au coeur.


choix-sport-course-a-pied     Cela dit, je fais le malin et l'Homme du monde averti, mais en fait il n'en est rien. Car moi aussi, ça y est, j'ai été touché par ce syndrome des bonnes résolutions: comme Charles Ingalls, j'ai décidé de me mettre au sport. J'entends encore la salle du réveillon résonner de ces paroles: "Tous les jours un peu de sport pour être affuté cet été". Quelle bêtise... Ma vie est foutue... Je ne serai plus jamais crédible...
Comme le syndrome traîne à se dissiper, voilà donc cinq jours que je tente, malgré moi, de m'adonner à quelques exercices sportifs, comme Charles quand il coupe du bois pendant des jours. Je fais bien attention à ne faire que du sport chiant et peu efficace, parce que je ne veux absolument pas que mon corps s'y habitue et y prenne goût. Je garde confiance en ma force d'esprit, qui m'aidera de sortir de ce mauvais pas sans trop de casse en une petite semaine, j'espère.



MAIS je vois déjà se poser sur moi le regard des autres cet été, quand tout le monde saura que je n'aurai pas tenu ma résolution. Putain de résolution. Putain de syndrome. Putain de Charles Ingalls.

Par Nico - Publié dans : Le blog qui dit tout sur rien - Communauté : Tel est le monde !
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