Vendredi 15 janvier 2010
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L'Homme, en se sédentarisant, a appris à vivre longtemps dans la même maison. Cette réflexion peut paraître idiote, mais elle est lourde de sens. En effet, c'est en
vivant à long terme dans un même endroit, que l'Homme a appris à se créer des besoins. Après tout, quitte à rester longtemps quelque part, autant s'y sentir chez soi. C'est pour cela qu'il a
inventé la téloche, le canapé, la décoration d'intérieur, et le ménage.
Avant, quand il était nomade, il n'en avait rien à carrer de tout ça puisqu'aussitôt arrivé, il devait déjà repartir.
Une fois que l'Homme a su vivre de par lui-même sans filer
au cul d'un troupeau de mammouths, il s'est lentement relaxé, se disant qu'on est bien quand on a un petit chez soi. Après tout, personne n'est obligé de manger du mammouth à tous les repas, et
c'est bien plus sympa de rester dans sa petite grotte douillette le dimanche matin que de partir à la cueillette à l'éléphant velu.
L'évolution lui a donné raison, puisque c'est le mammouth qui
a disparu, et pas l'Homme. Tout ce qu'il reste de cet animal préhistorique, c'est une chaîne de grandes surfaces qui, à son tour, a disparu. L'Homme, sans s'en apercevoir, venait de gagner sa
lutte pour le confort. Comme quoi, être balèze et poilu, ça ne fait pas tout.
Mais le confort, c'est Ã
double-tranchant. On adore s'entourer de tout un tas de choses, de télé, ordinateur, table haute, table basse, petites étagères, petits meubles mignons, plantes vertes en plastique etc, sans se
douter que le retour du bâton n'est pas loin. Oui, c'est bien joli de s'équiper de tout ce qui est inutile donc indispensable, mais on oublie un truc. Un tout petit truc qui, quand il surgit,
remet tout en question: le ménage.
Peu importe la superficie de
notre appart', c'est le nombre de trucs à l'intérieur qui pèse. Plus on en a, plus il faut en nettoyer, fatalement. Dans ces moments-là , quand la colocation avec la poussière ne peut plus durer,
j'ai parfois l'impression de retourner à cet instant-charnière de l'Histoire de l'évolution, quand le nomade est devenu sédentaire. Parfois, quand je me trouve nez-à -nez avec le ménage, j'ai
parfois envie de tout balancer et de partir vivre ailleurs, où j'amasserai un nouveau bordel, et ainsi de suite.
Ahh, la fête du ménage...
C'est comme une boîte de chocolats-surprises: on ne sait jamais par quoi commencer et quand on commence, on est obligé de terminer. Souvent, faire le ménage, c'est comme Pâques, quand on est tout
étonné de retrouver une orange sous cette armoire, ou bien des bonbons Floppys derrière les rideaux. Quelle satisfaction on ressent quand, après une bonne heure passée avec des Mapa aux mains, on
contemple notre appartement qui sent bon la fraise-des-bois-saveur-lavande-montagne-fresh.
Souvent, on se retrouve
comme un con au milieu du salon, parce qu'on vient de passer le balai-espagnol tout autour et qu'il faut attendre que ça sèche, là . Une fois que le sol est sec, on hésite à glander sur le canapé.
Comme des gamins devant un château de sable terminé, on n'a qu'une envie: refoutre le bordel. C'est le problème du ménage.
HEUREUSEMENT, la solution "Ménage Facile" existe vraiment, et elle est à portée de tout le monde! Eh oui! Il ne faut pas croire que le ménage est réservé à une élite accro à M. Propre! Pas la
peine de s'user les coudes et le dos, courbé dans la salle-de-bain, et encore moins d'enregistrer tous les C'est du Propre! qui passent sur M6!
Allez, trève de balivernes, je mets fin au suspense:
Voilà : trois verres de Laphroaig 10 ans d'âge, et je vous assure que le ménage, on s'en fout pas mal.
Homme: 1, Ménage: 0.