Dimanche 25 octobre 2009
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Les vacances de la Toussaint, c'est le premier cadeau de l'année. Quand elles arrivent, cela fait
deux mois qu'on a rangé nos maillots de bain et qu'on a perdu notre bronzage. Alors le vendredi des vacances de la Toussaint, on l'attend avec impatience, les larmes aux yeux, passant les deux
dernières semaines à répéter inlassablement "On y est preque on y est presque". Un peu comme quand on fête un anniversaire, il est de bon ton de rendre hommage à ce premier break de l'année en
lui faisant offrandes et honneur. Alors on sort dès le premier jour, le plus léger possible, en se délestant du superflu: sac à dos, fierté, amour propre. On garde seulement le nécessaire:
clopes, thunes et glamour effect.
Bien sûr, il faut avoir L'Envie: véritable gasoil de la célébration. Fêter le début des vacances de la Toussaint, c'est avant tout une question d'envie. Les américains ont leur Spring Break
en avril, nous avons les vacances de la Toussaint en octobre. Alors une fois le vendredi des vacances arrivé, ça fait déjà deux semaines qu'on fait monter la pression à chaque fois qu'on a un
pote au téléphone. On s'envoie des textos-compte-à-rebours tous les jours, et l'Envie nous emplie tellement qu'elle nous déborde des oreilles, de sorte qu'on arrive même à oublier que ce soir,
c'est l'avant-dernier Koh Lanta. Tous les matins, vous vous entraînez à jumper dans le salon, et à lancer des Wouhou dans le bus, pour être bien chaud.
Généralement, le plan de bataille est simple: il vaut toujours mieux taper dans le simple, beaucoup plus sûr. Alors du coup, pour festoyer comme il se doit ces vacances de Toussaint,
le plan était on-ne-peut-plus-simple et reposait sur peu d'ingrédients savamment dosés: de l'alcool et de la bêtise. L'un ne va jamais sans l'autre, de toutes façons. Littérairement, cela
signifie que la bêtise nous fait jumper n'importe comment et nous fait alors éliminer l'alcool bu. Résultat: il faut reboire. Après, on recommence à jumper. Etc.
Un manque total d'organisation vient couronner le tout. De toutes façons, l'organisation, c'est pas mon truc. Un bon plan de Paris dans la poche suffit largement, que
diable. De fil en aiguille, de manque d'organisation en manque d'organisation, notre premier vendredi de vacances fut quelque peu sportif puisqu'en l'espace d'une nuit, nous avons parcouru la
moitié de Paris du Nord au Sud. C'est toujours comme ça. Devant la bouche de métro à 1h30, on se dit qu'il faut prendre une décision: soit prendre le dernier métro et s'éviter 1h de marche, soit
suivre la blonde tchèque et sa bande qu'on a rencontrés dans une soirée Jazz-Paris-Prague. Comme on est un peu saoûls et qu'on ne s'arrête de jumper que pour fumer une clope, on se dit que de
toutes façons on va pas se coucher tout de suite. Alors on jump around jusqu'au moment où, fatalement, il faut rentrer chez soi à pied. En jumpant, bien entendu. Avec un peu de chance, on dort
tellement le lendemain qu'on oublie qu'on a changé d'heure. C'est toujours plus fun de passer un lendemain de cuite en plein jet-lag.
Par Nico
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Publié dans : Aventures low-cost
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