Dimanche 3 janvier 2010
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21:35
De retour de vacances, on fait toujours l'état des lieux de ce qui a bougé.
Comme à chaque fois, ce qui doit arriver arrive. Ca y est: 2009 est has-been. Ce qui est IN depuis quelques dizaines d'heures, c'est d'être complètement 2010. 2010: un chiffre qui sent
bon l'équilibre et le langage binaire. Qu'ils sont bons ces premiers instants de l'année, quand on s'ébahit devant la date à la météo en disant "Tiens, c'est vrai qu'on est en 2010". Chaque
nouveau truc sera un truc 2010, wahou, c'est dingue 2010.
Cette année, j'ai décidé de monter à mon tour dans le train du changement et de la modernité, comme le calendrier, comme tout le monde.
Reportage-photo-spécial-vacances:
Inutile de le cacher
plus longtemps: mon nouveau téléphone est capable de prendre des photos. Avant, j'avais un vieux truc un peu pourri (mais solide) qui prenait des vilaines photos pas belles et floues.
Maintenant que l'ère de la modernité et l'évolution a démarré, il faut bien s'upgrader un peu si on ne veut pas, comme 2009, devenir has-been en moins d'un mois.
Alors forcément, quand on a un appareil photo dans le téléphone (ce qui est de première nécessité), on prend vite l'habitude de prendre tout et n'importe quoi.
Ici: un gratin de daube+purée+confit de canard. Quelle précision, quelle netteté dans le rendu du gratiné sur les bords du plat!
Quand on a un téléphone qui prend des photos (ce qui est de première nécessité), on se
rend vite compte que tout ce qui nous entoure peut être fixé. Un peu comme avec une télécommande, on fait "arrêt sur image" dès qu'une couleur nous plaît, ou bien pour aller ouvrir la porte au
livreur de pizzas.
Du coup, avec un téléphone photo, on se prend vite pour un reporter-photo amateur de la beauté du monde qui l'entoure. Chaque trajet en voiture devient un authentique parcours-de-vie-artistique à
pas cher.
Ici: Carcassonne vue de l'A61, sous un temps couvert mais clément avec la cité médiévale, puisque le soleil darde ses rayons d'or sur les
fortifications de cette fière Audoise. Ca sent bon le Sud et les vacances.
Bon, quand on a un téléphone de paparazzi (ce
qui est de première nécessité), on prend la mauvaise habitude de photographier vraiment n'importe quoi, sous prétexte que.
La moindre des choses que nous faisons, ou qui nous arrive, fait immanquablement l'objet d'une photo. Comme si on capturait l'instant qu'on est en train de passer. Du coup, notre téléphone
devient comme un disque de sauvegarde de notre petite mémoire.
Ici: un extrait de SOS Fantômes II, où Bill Murray fait son petit charmeur avec Sigourney Weave, capturé un soir de vacances.
Garder en tête les meilleurs moments, c'est super, et pas donner à tout le monde, il faut bien le reconnaître.
Mais ce qui est complètement 2010, c'est de se souvenir de moments bien à chier, qui, un jour, nous feront peut-être apprécier des instants un tantinet glorieux. Alors quand on s'ennuie,
on peut vite dégainer pour immortaliser tout ça.
Ici: la station Gare de l'Est, rentrée de vacances, et je viens de rater le métro. Le mec en blanc était en train de faire (mal) du smurf, mais hélas, on ne le voit pas bien sur la photo. Pour la
vidéo, faudra peut-être attendre 2011.
Par Nico
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Publié dans : La vie: Mode d'emploi
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