Blog 'N' Roll
Le samedi est depuis toujours le plus beau jour de la semaine. Comme le lundi est un jour tout pourri et que la nature n'aime pas le vide, il faut bien LE jour qui tue tout, et ce jour c'est le
samedi. Le samedi, on peut tout faire: les courses, des jeux vidéos, la sieste, regarder du sport à la télé, le ménage et sortir le soir sans se demander dans quel état on sera le lendemain
matin.
Mais il fut un temps où le samedi, c'était encore plus que tout ça, un temps où le samedi après-midi, on organisait des boums, nos bonnes vieilles boums de garage.
Etions-nous sous l'influence de Vic et ses copines? Sans aucun
doute.
Comme dans le film, les boums se décidaient trois mois à l'avance. Trois mois pour avoir le temps de s'organiser convenablement: qui apporte le Banga? La maman de qui fait des gâteaux? Qui apporte le son qui tue? S'vous'plaît vous voulez bien me laisser la petite Amandine?
Trois mois d'organisation durant lesquels tout pouvait se passer, car le moindre contretemps, le moindre déséquilibre entre le nombre de filles et de garçons et tout était foutu pour les slows.
C'est le moment des slows venu que se faisait la différence entre
les petits péteux qui, depuis le début de la fête, montraient leurs abdos naissants et couraient après les filles jusqu'à s'essouffler, et ceux plus calmes, qui attendaient sagement l'heure des
slows, évitant de transpirer pour garder un maximum l'odeur de Brut emprunté dans la salle de bain de papa, buvant du Sprite un minimum pour conserver l'haleine fresh.
Ahh les slows, sentir la petite Amandine collée contre nous, pouvoir fleurer pour la première fois les doux cheveux des filles qui sentent bon le DOP, avec la chanson de
Richard Sanderson "Dreams" dans les oreilles. Parce que le moment le plus important dans une boum, l'apogée, l'apothéose, c'était le moment des slows, aux alentours de 17h15
L'instant d'au moins 3min30, les rêves devenaient réalité.
Une fois la lumière de
l'hallogène du garage tamisée, on n'était plus forcément le petit boutonneux mal dans sa peau du lundi, mais bien le lover le vrai, le Ricky Martin du slow, le thermomètre de la fièvre du samedi
après-midi.
On devenait le Chevalier Blanc des temps modernes. Notre unique mission était de protéger et faire tourner tout doucement notre partenaire d'un instant, essayant désespérément de plonger nos yeux dans les siens tout en évitant de lui marcher sur les pieds. Et avec un peu de chance, on pouvait même tenter un bisou-langue.
Que reste-t-il de nos amours? Que sont devenus les slows langoureux de nos beaux jours? Richard Sanderson va-t-il un jour sortir un nouvel album?
Hélas, du Ricky Martin du slow, il ne reste qu'une coupe de cheveux approximative
capillairement audacieuse. De l'armure du Chevalier Blanc de 17h15, il ne reste que des fringues noires moulantes. Des mains moites posées sur les hanches de la petite Amandine, il ne reste que
des mouvements saccadés visant à montrer comment, maintenant, on danse le slow avec soi-même.
Et la petite Amandine, qu'est-elle devenue?
Ses cheveux sentent-ils toujours le DOP? Se souvient-elle des instants magiques partagés sur "With or Without You"? de nos premières galoches sur "I will always love you"?
Est-elle devenue Tecktonik? Gothique? Geek?
Ahh le samedi, le samedi...
Bisous mon cher cousin et écrit encore et encore " j'aime ça" comme dirait Le FaceBOOK internationale qui découvre ta vie privée ! ^^
Enfin un blog qui m'intèrresse( à part celui de mon prof d'histoire-géo qui met les cartes de géo pour le Bac)