Blog 'N' Roll

       Plus que tout au long de l'année, l'été est propice aux soirées les plus folles que l'on puisse concevoir: il fait chaud, il fait beau et le taux de vacanciers est élevé. Bref: c'est l'été que faire la fête est le plus jouissif. Notez que personne ne va à Ibiza passer les vacances de Noël, y'a pas de hasard.
La soirée, c'est aussi un bon moyen de socialiser, de se faire voir, ce qui est incontournable pour tout Homme du monde qui se respecte, d'autant plus quand il est français. Démonstration.



       Hier, avait lieu un évènement gigantesque pour tout américophile qui se respecte: le festival de country. Alors, pour les non-initiés, la country est une danse de banjo, où on fait du surplace en lançant son Stetson et quelques "Yihaaa" de temps en temps.
Cette année, grosse sensation: le festival est parrainé par Roch Voisine et Branscombe Richmond (le gars qui jouait le rôle de Bobby Sixkiller, l'indien dans la série Le Rebelle). Excité comme une puce sur le cul d'un cheval, je décide de m'y rendre, d'autant plus que le festival n'est qu'à deux flèches de chez moi.



       Bon. Bien entendu, il a fallu se mettre au diapason, et arborer fièrement chapeau de cowboy, santiags avec éperons et futal à franges. En me regardant dans la glace avant de partir, je me suis trouvé bien ridicule, un peu comme Marty McFly dans Retour vers le futur 3, quand il se prend la honte avec son déguisement de cowboy rose.
Mais en réalité, arrivé sur le site du festival, j'étais comme un poisson dans l'eau. Pour le coup, j'ai même regretté de ne pas m'être fait le mulet (LA coupe de cheveux in ze wind des cowboys du sud de la France).



        Le temps de garer mon cheval (loué pas très cher à un agriculteur du village) et de cracher un peu par terre, et c'était parti. Oui, j'oubliais: quand on va à un festival de country, il est de bon ton de cracher de temps en temps par terre, ça donne de la contenance.
Dans un premier temps, je fus ébahi par le sérieux de l'organisation: tout avait été fait et préparé pour nous plonger dès les premiers pas de santiags dans un vrai village de cow-boys, façon Walnut Grove dans La petite maison... : des animations lancer de couteaux, du rodéo, du tir au pistolet, etc.
J'ai même senti couler des larmes de joie en rentrant dans le SALON (un des deux "O" était tombé), quand je suis tombé nez à nez avec un vrai piano automatique d'époque (comme dans Lucky Luke).



Après la prière rituelle en l'honneur de Chuck Norris ("Notre Chuck qui êtes au Texas" etc), Le clou de la soirée, c'est bien entendu le concours de country.
Comme je n'étais pas inscrit, je  me suis contenté de regarder assis à une des grandes tables où on nous servait des ribs sauce barbecue à volonté.


L'occasion de faire la connaissance d'une charmante cow-girl, Cheyenne Phillips (celle-là, il fallait l'inventer), qui ressemblait trait pour trait à Madonna sur la pochette de Music. Si les représentants aux Nations-Unies avaient tous le charme et la passion dans les yeux de Cheyenne Phillips, il n'y aurait jamais de guerre, pour sûr.

Elle m'expliqua dans un français approximatif (mais qu'importe) et pendant au moins une heure les subtilités de la fameuse danse du lasso. Moi qui pensais que la danse du lasso était juste une pratique sado-masochiste texane, je me suis trouvé tout con quand elle prit son lasso et esquissa quelques pas sautillés sur les tréteaux qui nous servaient de tables sans que j'ai à enlever mon chapeau.



       Cheyenne a tout ce qu'on peut envier, quand on est une Femme du monde (enfin, j'imagine): sportive (elle capture elle-même son bétail dans les campagnes), épicurienne (elle mange tous les jours au moins huit entrecôtes au goûter), intelligente (elle parle quand même plusieurs langues) et jolie (le sport, j'vous assure... faudrait que je m'y mette). De quoi me faire oublier l'espace d'une soirée les cruelles désillusions de mes dernières sorties américaines avec Scarlett...


Apogée de la soirée: quand Roch Voisine est entré sur scène pour chanter quelques uns de ses meilleurs slows country, c'est Cheyenne qui m'a demandé si je voulais danser. "Seulement si tu poses ton lasso", j'ai répondu pour déconner (ça ne l'a pas faite rire). Nous avons ainsi passé toute la fin de soirée à danser le slow country tout en grignotant quelques ribs sauce barbecue. La fin de soirée idéale, quoi.


"Toutes les bonnes choses ont une fin", c'est ce qu'on se dit pour se remonter le moral quand une bonne soirée se termine. Cheyenne faisait la tournée des festivals de country de la région, et m'a promis de repasser par chez moi en automne, à la saison des traites. En attendant, je ne quitte plus mon Stetson (ça protège bien du soleil en fait) et mes santiags (même si on transpire beaucoup des pieds à l'intérieur), et je déjeune tous les midis au Buffalo Grill.

Aller en soirée, ça sert aussi à s'acoquiner avec de nouvelles cultures.
La semaine prochaine, j'irai à la Japan Expo.



Jeu 23 jui 2009 1 commentaire
Vive le Champagne................
Vive les vacances.........................



LORENT ET SES 2900 TAILLES-CRAYON
Pour...voir..ma..collection..c'est..ICI - le 23/07/2009 à 20h08