Blog 'N' Roll

      C'est un fait pratiquement avéré: pour arriver à survivre et à évoluer, l'Homme a besoin d'idoles, de personnes fascinantes capables de le tirer vers le haut. La société, remarquable de diversité, est la mère de destins extraordinaires. Ces êtres hors du commun, véritables incarnations des rêves de toute une génération, sacrifient parfois leur vie pour faire le bonheur de tous. Super-héros modernes, ils sont la béquille de l'Homme en mal de modèle, dépité par un pouvoir qui les écrase.


Hommage.




     Qui aurait pu deviner qu'à l'âge de sept ans à peine, ce petit garçon, ébloui par un énième épisode de Magnum, deviendrait celui qu'on connaît désormais sous le nom de Super-Gréviste?
   Héros de la classe de CM1 de Madame Jonchon, il fut le premier à se rebeller contre le foie de veau à la cantine de l'école "Jean-Pierre Mocky" de Cligneux s/Orb, en organisant la première caca-party de l'histoire de la révolte. Jetant à la figure des responsables de la cantine le contenu bio-dégradable de ses slips Petit-Bateau, Super-Gréviste incarnait déjà le futur et la liberté.

Charismatique, son aura allait conquérir toute une génération.




    
      Sorti de la puberté avec force éclats, Super-Gréviste confirmait tous les espoirs mis en lui. Depuis ses premiers faits d'armes à Cligneux s/Orb, les combats s'étaient succédés avec un même point commun: libérer, donner du rêve et boire de la 1664 en 50cL dans les manifs.
     Capable de citer dans un même discours Che Guevara et Patrick Sébastien, sa voix puissante animait avec passion les nombreux débats en Assemblée Générale de la fac de Lettres "Francis Lalanne" de Jamy-en-Hérault, et son corps puissant dirigeait avec autorité les nombreuses actions de son syndicat étudiant GO (Groupuscule Organisé). Sittings, jets de PQ sur les symboles de l'Administration: les membres du GO n'avaient peur de rien ni de personne.

Sur tous les fronts, supporter de tous les combats sociaux, Super-Gréviste était l'étoile montante du monde de la révolte.




  
     Après huit années passées à la fac, Super-Gréviste sort diplômé es-sciences de la manifestation, option slogan-humoristique. Devenu, au fil de ses nombreux combats, immunisé contre le gaz lacrymo, Super-Gréviste est alors une machine à manif'.
     Lutteur de rue aguerri et surfant sur sa vague de popularité, Super-Gréviste a ouvert plusieurs centres de formation de grévistes à travers le pays. Devenu un grand sage de la grève, il s'occupe, en marge de ses actions, à construire les futurs forces vives du combat social. Dans ses centres (à Toulouse, Rennes et Auris-en-Oisans), il y enseigne le B.A.BA du gréviste: capacité à rebondir et à soutenir toutes les catégories professionelles aux abois, ou à marcher des heures durant sous la pluie ou le vent, rien n'est laissé au hasard.

"Si le travailleur est une plaie, le gréviste est son pansement", se plaît-il à répéter pendant ses séminaires.



En ces jours parfois noirs, qu'il est bon de savoir qu'on veille sur nous. Les héros sont éternels.








Mar 24 nov 2009 1 commentaire
Christopher si tu nous regardes...
agnesp - le 25/11/2009 à 13h47
Heureusement qu'il reste quelques super-héros R.I.P. Clark
Nico