Blog 'N' Roll
Afin de surmonter l'enfer quotidien du boulot ou du lycée, l'Homme a trouvé une utilisation toute
particulière du week end. Au lieu de se reposer tranquillement en regardant Patrick Sébastien en tricotant un pull pour son chat, l'Homme a trouvé autre chose: la boîte de nuit. Ouverte
seulement quelques heures par semaine, la boîte de nuit a pour concept de réunir tous les Hommes en manque d'aventure dans un endroit où règne la fête, souvent la démesure, parfois la
débauche.
Nietzsche ou comment devenir le Surhomme des dancefloors
Les soirées en boîtes sont parmi les épreuves les plus difficiles à négocier pour l'Homme du monde. Comme son nom l'indique, la soirée en boîte désigne un nuit
passée enfermé dans un endroit clos, obscur, assourdissant, où l'alcool coule à flot et où les soutien-gorges se dégraffent dans la lenteur des stroboscopes. Pour l'Homme naissant, c'est un vrai
rite de passage: tout le monde, tôt ou tard, doit passer et survivre à sa soirée en boîte. Complètement lâché dans une zone de non-droit, pas facile de s'y retrouver. Gérer une soirée en boîte, c'est gérer tout un tas de paramètres qui peut parfois nous dépasser.
Heureusement, aussi difficile à comprendre qu'à écrire sans faute d'orthographe, Nietzsche est là pour nous guider. Mode d'emploi.
L'Homme qu'on traîne pour la première fois en
boîte est un Homme dominé par ses pulsions. Généralement, en se préparant le soir devant sa glace, il se dit succesivement que ce soir:
- Il va boire comme un trou
- Transpirer comme une serviette
- Choper à tour de bras.
Instinctivement, il se sur-parfume et s'over-dress, afin d'affirmer sa virilité et sa puissance économique. Sans le savoir, ce comportement à la limite de l'animalité peut le perdre.
Arrivé en boîte, ce même Homme a les yeux qui sortent des orbites. Il n'a qu'une priorité: accomplir les trois commandements fixés plus haut, peu importe dans quel
ordre. Comme nous l'avons dit plus haut, la boîte de nuit peut parfois s'apparenter à une zone de non-droit. Le danger pour notre Homme est alors de laisser à la maison toute notion de
galanterie, d'élégance et d'urbanité. Plus il se laisse aller sur le dancefloor, plus son animalité prend le dessus: le Calvin Klein CK One est vite dépassé par son odeur naturelle saturée de
testostérone, et il oublie rapidement qu'avant de se frotter à une fille, il convient de l'aborder de la façon la plus classe possible (surtout s'il est français).
Motivé par les vodka-pomme qui s'enchaînent, il se dit que ce soir, il n'a rien à perdre. Luisant de transpiration, il écume la piste de danse en se frottant à tout ce
qui bouge.
C'est là que le drame se produit généralement puisque les filles, seulement là pour s'amuser un peu, repèrent rapidement notre Homme. Vite, toute la gent féminine de la boîte est au courant d'une seule chose: y'a un relou qui pue la transpi qui veut absolument choper ce soir. Du coup, une chose est sûre: notre Homme n'attrapera rien de la soirée, sinon un rhume.
Si Nietzsche avait été là, il aurait aidé notre Homme à rectifier le tir le plus vite possible:
Lorsqu'on sent que la porte de l'animalité est
entr'ouverte, il faut réagir vite. Car l'Homme n'est pas un être qui doit se laisser porter par ses pulsions et ses envies. L'Homme est, en réalité, un sur-animal. Cela dit, il ne faut pas se
dire pour autant qu'on est le roi du monde. Oula que non.
Gérer une soirée en boîte, c'est tenter de se montrer sous ses meilleurs aspects, et parfois se montrer supérieur à ce qu'on est vraiment, soit. Cela dit, il ne faut pas tout mélanger. Car la supériorité du Surhomme n'a rien du tout de biologique. Ni la dernière chemise à la mode, ni le torse rasé, ni le pelage luisant de gel ne vous aident réellement à vous dépasser. Par conséquent, le beau gosse qui convoite la même fille que vous sur le dancefloor n'a, en soi, rien de plus que vous. Si vous n'arrivez pas à vous en convaincre, quelques vodkas-pomme vous aideront.
Le Surhomme n'est donc pas le fruit d'une évolution heureuse du
genre humain, loin de là. Le Surhomme en boîte de nuit se manifestera par la gestion de son tempérament, mis à mal pendant la nuit. Ayant décidé d'agir comme un sniper sur quelques cibles
désignées et réfléchies, le Surhomme se refusera à tirer dans le tas en transpirant sur toutes les nanas de la piste. Ainsi, il ne se laissera pas aveugler par les spotlights, et ne se laissera
pas avoir par ses potes, tous plus déchirés les uns que les autres, qui lui gueulent depuis le début de la soirée "Vas-y, mais va-y, attaque, on est là pour ça". Le Surhomme, à ces appels à la
tentation, restera serein, supérieur.
Devenu, aux alentours de 4h du matin, la seule personne correcte de la boîte, ayant parvenu à maîtriser ses pulsions animales et ayant transfiguré ses valeurs morales, le Surhomme a assis sa puissance. Puisqu'il s'est montré plus raisonné que les autres, il n'est pas en train de vomir dans les toilettes. Puisqu'il s'est montré plus moral que la morale, il a gagné la confiance de l'assistance féminine qui, tôt ou tard, se laissera aller dans ses bras rassurants. Le lendemain matin, le Surhomme surpassera sa douleur et sa fièvre: la gueule de bois sera vaincue. Merci Friedrich.
Nietzsche ou comment devenir le Surhomme des dancefloors
Les soirées en boîtes sont parmi les épreuves les plus difficiles à négocier pour l'Homme du monde. Comme son nom l'indique, la soirée en boîte désigne un nuit
passée enfermé dans un endroit clos, obscur, assourdissant, où l'alcool coule à flot et où les soutien-gorges se dégraffent dans la lenteur des stroboscopes. Pour l'Homme naissant, c'est un vrai
rite de passage: tout le monde, tôt ou tard, doit passer et survivre à sa soirée en boîte. Complètement lâché dans une zone de non-droit, pas facile de s'y retrouver. Gérer une soirée en boîte, c'est gérer tout un tas de paramètres qui peut parfois nous dépasser.Heureusement, aussi difficile à comprendre qu'à écrire sans faute d'orthographe, Nietzsche est là pour nous guider. Mode d'emploi.
L'Homme qu'on traîne pour la première fois en
boîte est un Homme dominé par ses pulsions. Généralement, en se préparant le soir devant sa glace, il se dit succesivement que ce soir:- Il va boire comme un trou
- Transpirer comme une serviette
- Choper à tour de bras.
Instinctivement, il se sur-parfume et s'over-dress, afin d'affirmer sa virilité et sa puissance économique. Sans le savoir, ce comportement à la limite de l'animalité peut le perdre.
Arrivé en boîte, ce même Homme a les yeux qui sortent des orbites. Il n'a qu'une priorité: accomplir les trois commandements fixés plus haut, peu importe dans quel
ordre. Comme nous l'avons dit plus haut, la boîte de nuit peut parfois s'apparenter à une zone de non-droit. Le danger pour notre Homme est alors de laisser à la maison toute notion de
galanterie, d'élégance et d'urbanité. Plus il se laisse aller sur le dancefloor, plus son animalité prend le dessus: le Calvin Klein CK One est vite dépassé par son odeur naturelle saturée de
testostérone, et il oublie rapidement qu'avant de se frotter à une fille, il convient de l'aborder de la façon la plus classe possible (surtout s'il est français).
Motivé par les vodka-pomme qui s'enchaînent, il se dit que ce soir, il n'a rien à perdre. Luisant de transpiration, il écume la piste de danse en se frottant à tout ce
qui bouge.C'est là que le drame se produit généralement puisque les filles, seulement là pour s'amuser un peu, repèrent rapidement notre Homme. Vite, toute la gent féminine de la boîte est au courant d'une seule chose: y'a un relou qui pue la transpi qui veut absolument choper ce soir. Du coup, une chose est sûre: notre Homme n'attrapera rien de la soirée, sinon un rhume.
Si Nietzsche avait été là, il aurait aidé notre Homme à rectifier le tir le plus vite possible:
Lorsqu'on sent que la porte de l'animalité est
entr'ouverte, il faut réagir vite. Car l'Homme n'est pas un être qui doit se laisser porter par ses pulsions et ses envies. L'Homme est, en réalité, un sur-animal. Cela dit, il ne faut pas se
dire pour autant qu'on est le roi du monde. Oula que non.Gérer une soirée en boîte, c'est tenter de se montrer sous ses meilleurs aspects, et parfois se montrer supérieur à ce qu'on est vraiment, soit. Cela dit, il ne faut pas tout mélanger. Car la supériorité du Surhomme n'a rien du tout de biologique. Ni la dernière chemise à la mode, ni le torse rasé, ni le pelage luisant de gel ne vous aident réellement à vous dépasser. Par conséquent, le beau gosse qui convoite la même fille que vous sur le dancefloor n'a, en soi, rien de plus que vous. Si vous n'arrivez pas à vous en convaincre, quelques vodkas-pomme vous aideront.
Le Surhomme n'est donc pas le fruit d'une évolution heureuse du
genre humain, loin de là. Le Surhomme en boîte de nuit se manifestera par la gestion de son tempérament, mis à mal pendant la nuit. Ayant décidé d'agir comme un sniper sur quelques cibles
désignées et réfléchies, le Surhomme se refusera à tirer dans le tas en transpirant sur toutes les nanas de la piste. Ainsi, il ne se laissera pas aveugler par les spotlights, et ne se laissera
pas avoir par ses potes, tous plus déchirés les uns que les autres, qui lui gueulent depuis le début de la soirée "Vas-y, mais va-y, attaque, on est là pour ça". Le Surhomme, à ces appels à la
tentation, restera serein, supérieur.Devenu, aux alentours de 4h du matin, la seule personne correcte de la boîte, ayant parvenu à maîtriser ses pulsions animales et ayant transfiguré ses valeurs morales, le Surhomme a assis sa puissance. Puisqu'il s'est montré plus raisonné que les autres, il n'est pas en train de vomir dans les toilettes. Puisqu'il s'est montré plus moral que la morale, il a gagné la confiance de l'assistance féminine qui, tôt ou tard, se laissera aller dans ses bras rassurants. Le lendemain matin, le Surhomme surpassera sa douleur et sa fièvre: la gueule de bois sera vaincue. Merci Friedrich.
Sam 5 déc 2009
1 commentaire
Merci Lorent, reviens quand tu veux :)
Nico
Mais je ne regrette pas de tarder ce soir car ici c'est un vrai régal....
Bon dimanche...
Lorent