Blog 'N' Roll
La vie, dans son arbitraire cruauté, ne nous donne pas à tous les mêmes chances dans
la vie. Sans tomber dans des considérations sociales qui seraient chiantes parce que rébarbatives, notons seulement qu'on ne choisit pas toujours qui on est ou qui on voudrait être. Alors face à
cette injustice que nous inflige Dame Nature dès notre naissance, on ne peut qu'adopter l'attitude rebelle d'un vrai rebelle. Sauf quand le seul truc rebelle chez nous est une touffe de cheveux
qui ne se remet pas en place au lever du lit. Dans ce cas-là, on est mal barré.A moins que...
Etre un vrai rebelle, c'est d'abord se rebeller contre l'autorité.Alors bon, au lieu de passer son temps à se faire courir après par les flics dans la rue, il y a un petit truc. Un petit truc qui ne nous oblige pas à finir une soirée au poste, ce qui aurait pour horrible conséquence de nous mettre en retard pour aller au boulot le lendemain alors qu'on a pris du retard dans un dossier super important. C'est un truc facile, communément utilisé par tous les apprentis rebelles: l'insulte chuchotée par derrière. En chuchotant des insultes dans le dos des policiers, nul doute que vous pourrez exprimer votre profond dégoût pour l'autorité qu'ils symbolisent. Vous gardez alors toute votre crédibilité et en plus, vous pouvez aller bosser tranquillement.
Etre rebelle, c'est aussi,
parfois, avoir les cheveux longs.Forcément, le rebelle se rebelle aussi contre la société consumériste qui va chez le coiffeur tous les trois jours, ou bien qui enrichit les multinationales en achetant du Vivelle Dop Fixation Extrême une fois par semaine.
Pour cela, il y a la perruque. Suivant le prix qui vous y mettez, vous pourrez arborrer fièrement de véritables crinières qui auront tôt fait d'asseoir votre réputation de rebelle aux cheveux longs et gras. L'avantage, c'est que la perruque s'enlève, et qu'un petit coup de peigne plus tard, vous êtes tout frais tout beau pour aller bosser (parce que votre patron aime bien les coupes "bien dégagées derrière les oreilles").
Le rebelle affiche
sa rebellitude sur son corps.Généralement, le rebelle est tatoué de la tête aux pieds, et présente comme un doigt d'honneur sa liberté d'esprit et de création à la face du monde et de la société. Seulement le problème, quand on n'est pas rebelle, c'est que les tatouages, ça ne plaît pas forcément à vos clients, et encore moins à votre supérieur hiérarchique.
Heureusement, il y a des parades à tout ça. Pêle-mêle et crescendo: les tatouages faits maison au feutre indélébile (bof), les décalcomanies Malabar (bof bog), le tatouage au henné (un peu mieux) et les tattoos sleeves (top top). Le tattoo sleeve se présente comme une manche en nylon représentant un joli tatouage. On dirait presque des vrais et mieux: c'est lavable en machine, tout comme une cravate Célio. Pratique donc: indispensable.
Le rebelle ne recule devant rien pour
faire valoir son monde fait d'anarchie et de kronenbourgs.Seulement, quand on a une grosse journée de boulot, c'est pas super recommandé de s'asmater à la bière dès 8h du mat'. Ouf, la solution existe: la Tourtel. La Tourtel, c'est comme une vraie bière, mais sans alcool. Dans une présentation qui imite parfaitement une vrai Bavaria 8.6, la Tourtel provoque des rots qui ressemblent à s'y méprendre à de vrais rots d'Amsterdam Navigator à 13°. Avec ça, assumer son côté rebelle au bureau devient un jeu d'enfant. En revanche, tout comme la vraie bière d'ailleurs, il faut pouvoir aller pisser toutes les dix minutes. Pour ça, on n'a encore rien trouvé.
Dernière petite
chose: le rebelle est un homme qui s'est battu contre la vie. Donc: il a des cicatrices partout sur le corps, souvenirs des luttes acharnées qu'il a menées contre le carcan de l'oppression de la
société bien-pensante. Dans les films, les filles se régalent de caresser les cicatrices de ces corps blessés qui s'abandonnent pourtant à quelques minutes de tendresse et de détente. Quand on
n'a pas de cicatrices, pas facile de faire croire qu'on est en guerre permanente contre le monde entier. Heureusement, il suffit de se gratter quelques boutons d'acné, des piqûres de moustique ou
mieux: des boutons de varicelle pour pouvoir, enfin, exhiber un corps malmené par la vie. Ca fait un peu mal, mais vous verrez, ça vaut le coup.Enfin, la rebellitude n'est plus réservée aux beaux mecs musclés qui ont leur permis moto. A portée de main, tout le monde peut, quand il le désire, s'extirper de l'image que la vie lui a donnée pour affirmer et crier haut et fort son amour pour les ailes de l'aigle de la Liberté. Rock'n'Roll.
Sam 30 jan 2010
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