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Il ne faut pas confondre sommeil et fainéantise. En effet, c'est un concept communément partager par l'imaginaire collectif: celui qui dort est un gros
branleur, puisqu'il n'a rien d'autre à faire que de ne rien faire, donc de dormir. Seulement, une fois de plus, la personne croyant bon de moquer une personne s'adonnant aux plaisirs de la sieste
ou de la grasse matinée, se foure le doigt dans l'oeil jusqu'au pancréas.
Me levant d'une bonne heure (et demie) de sieste, la
parole est à la défense.
Le sommeil
est une chose très compliqué, il ne faut pas croire qu'il suffit de s'allonger, de fermer les yeux et de ronfler un peu en avalant sa bave. Oula que non. Le sommeil se divise en trois temps
majeurs:
S'endormir, c'est donc
éteindre progressivement toutes les lumières dans notre cerveau, mais pas tout à fait, puisqu'une seule reste allumée: le rêve. Le rêve, c'est ce qu'on a l'impression de vivre quand on dort.
Alors bon, au fil des temps, on n'a pas arrêté de vouloir mettre des étiquettes sur le rêve. La neurophysiologie nous a appris que quand on rêvait nos yeux faisaient des mouvements rapides sous
les paupières (REM pour Rapid Eyes Movements, comme le groupe de rock), et que l'on se rappelait plus de nos rêves quand on était réveillé pendant notre sommeil paradoxal que
pendant notre sommeil profond. J'entends le gars du fond gueuler "ça nous fait une belle jambe", et je dois bien avouer qu'il n'a pas tort.
Le rêve, en gros, est une manifestation de notre inconscient. Heureusement que nous rêvons d'ailleurs, parce qu'au moins, cela permet à cet
inconscient de s'exprimer sans bouleverser notre psychisme. Quand je vous dis que dormir, c'est pas de tout repos.
Dans le coin droit,
barbe et lunettes, Freud soutient que le rêve est l'accomplissement de désirs inconscients. "Je suis donc je rêve", en quelques sortes. Le rêve explique donc la personnalité profonde du
sujet. De ce point de vue, il ne sert à rien d'essayer de voir dans les rêves une quelconque prémonition ou un présage, parce que ces pulsions refoulées remontent à notre sexualité infantile,
qu'on ne comprend pas et qui se heurte à notre conscience.
Dans le coin
gauche, moustache et lunettes, Jung pensait plutôt que le rêve était la "meilleure manifestation possible de notre état psychique". C'est-à-dire que le rêve serait la passerelle permettant
d'unifier notre moi et notre inconscient. Le rêve est donc le symbole de notre psyché réunifiée, et n'a donc pas pour vocation à être expliqué ou interprété puisqu'expliquer, c'est appauvrir un
symbole. On aurait bien envie de lui objecter un petit "Oui, mais".
Pendant ma sieste du dimanche
après-midi, aujourd'hui donc, j'ai rêvé que je découpais un pamplemousse en deux, que j'en vidais une moitié et que je le refermais en me servant de l'autre moitié comme couvercle. Comme une
citrouille à Halloween, mais avec un pamplemousse. Freud me demanderait certainement si j'ai déjà eu des relations sexuelles avec un pamplemousse quand j'étais enfant, alors que Jung
m'expliquerait que le pamplemousse est le symbole de mon âme dans sa grande plénitude.Publié le 31/01/2010 à 15h05 dans Aventures low-cost