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Blog 'N' Roll

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Blog généraliste, de tout et de rien, dans la droite lignée de quelque chose.

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Psychanalyse et Pamplemousse

      Il ne faut pas confondre sommeil et fainéantise. En effet, c'est un concept communément partager par l'imaginaire collectif: celui qui dort est un gros branleur, puisqu'il n'a rien d'autre à faire que de ne rien faire, donc de dormir. Seulement, une fois de plus, la personne croyant bon de moquer une personne s'adonnant aux plaisirs de la sieste ou de la grasse matinée, se foure le doigt dans l'oeil jusqu'au pancréas.




Me levant d'une bonne heure (et demie) de sieste, la parole est à la défense.
La sieste du dimanche après-midi est culturellement indispensable. Comme par magie, quand on fait la sieste le dimanche, on n'a absolument pas l'impression de perdre son temps, bien au contraire. Pour pousser le vice encore plus loin, je m'applique à me lever super tôt le dimanche matin, rien que pour profiter un maximum de ma sieste de l'aprem. C'est un petit truc comme ça, prenez, c'est cadeau. Parce que quoi qu'on en dise, il ne faut pas prendre le sommeil à la légère.



      Le sommeil est une chose très compliqué, il ne faut pas croire qu'il suffit de s'allonger, de fermer les yeux et de ronfler un peu en avalant sa bave. Oula que non. Le sommeil se divise en trois temps majeurs:
- le sommeil léger, quand on vient à peine de s'endormir (c'est à ce moment-là qu'on peut être facilement réveillé par une porte qui claque),
- le sommeil profond (là c'est bon, on est dans les vapes),
- et enfin le sommeil paradoxal, quand peu à peu notre cerveau se réveille sans s'éveiller (c'est d'ailleurs à ce moment que se produit la célèbre gaule du matin, pour ceux qui se posaient la question).




      S'endormir, c'est donc éteindre progressivement toutes les lumières dans notre cerveau, mais pas tout à fait, puisqu'une seule reste allumée: le rêve. Le rêve, c'est ce qu'on a l'impression de vivre quand on dort. Alors bon, au fil des temps, on n'a pas arrêté de vouloir mettre des étiquettes sur le rêve. La neurophysiologie nous a appris que quand on rêvait nos yeux faisaient des mouvements rapides sous les paupières (REM pour Rapid Eyes Movements, comme le groupe de rock), et que l'on se rappelait plus de nos rêves quand on était réveillé pendant notre sommeil paradoxal que pendant notre sommeil profond. J'entends le gars du fond gueuler "ça nous fait une belle jambe", et je dois bien avouer qu'il n'a pas tort.



     
Le rêve, en gros, est une manifestation de notre inconscient. Heureusement que nous rêvons d'ailleurs, parce qu'au moins, cela permet à cet inconscient de s'exprimer sans bouleverser notre psychisme. Quand je vous dis que dormir, c'est pas de tout repos.
    Notre inconscient, donc, via le rêve, s'amuse avec nous. En effet, il nous fait ressentir des choses qui ne se produisent pas en abusant nos sens, sans qu'on puisse y faire quoi que ce soit. C'est frustrant, mais c'est comme ça. C'est là qu'intervient la psychanalyse, manifestation inconstetable du fait que nous êtres humains avons un besoin inné de tout expliquer, même l'inconscient. E
n psychanalyse, on retient très souvent (et à juste titre) Freud et Jung.



       Dans le coin droit, barbe et lunettes, Freud soutient que le rêve est l'accomplissement de désirs inconscients.  "Je suis donc je rêve", en quelques sortes. Le rêve explique donc la personnalité profonde du sujet. De ce point de vue, il ne sert à rien d'essayer de voir dans les rêves une quelconque prémonition ou un présage, parce que ces pulsions refoulées remontent à notre sexualité infantile, qu'on ne comprend pas et qui se heurte à notre conscience.
    

       Dans le coin gauche, moustache et lunettes, Jung pensait plutôt que le rêve était la "meilleure manifestation possible de notre état psychique". C'est-à-dire que le rêve serait la passerelle permettant d'unifier notre moi et notre inconscient. Le rêve est donc le symbole de notre psyché réunifiée, et n'a donc pas pour vocation à être expliqué ou interprété puisqu'expliquer, c'est appauvrir un symbole. On aurait bien envie de lui objecter un petit "Oui, mais".



     Pendant ma sieste du dimanche après-midi, aujourd'hui donc, j'ai rêvé que je découpais un pamplemousse en deux, que j'en vidais une moitié et que je le refermais en me servant de l'autre moitié comme couvercle. Comme une citrouille à Halloween, mais avec un pamplemousse. Freud me demanderait certainement si j'ai déjà eu des relations sexuelles avec un pamplemousse quand j'étais enfant, alors que Jung m'expliquerait que le pamplemousse est le symbole de mon âme dans sa grande plénitude.


Tout ça en une seule sieste. Quand je vous dis que c'est pas un truc de feignasses.



 

Publié le 31/01/2010 à 15h05 dans Aventures low-cost

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