Blog 'N' Roll

images-copie-49.jpg Ah le beau mois de février, la neige, le froid, et ses deux semaines de vacances... Plus de vacances, moins de jours, le mois de février est le mois le plus rentable de l'année scolaire, si on ne compte pas juillet et août, de loin les meilleurs de l'année. Enfin en vacances, la zone C (comme "C'est pas trop tôt") profite enfin pleinement de ce joli mois de février. Les vacances: quoi de plus bouleversant pour l'organisme?



raclette.jpg        En ces temps de crise, où la nourriture se fait de plus en plus chère (j'ai encore fait un chèque en bois pour me payer un steack haché chez Franprix), il est grand temps de raviver nos instincts ancestraux. L'Homme, quand il est occupé, ne pense pas trop à sa faim: c'est pour ça que quand on bosse, on a tendance à manger à heures fixes, qu'on appelle "hors heures de bureau". A l'inverse, c'est quand on ne bosse pas qu'on a tendance à manger plus.
        Les vacances ont ce côté pervers qui fait que, en raison d'une inactivité chronique, l'Homme a plus faim que d'habitude. En effet, focalisé sur son bien-être (dont les verbes "dormir" et "se sustenter" sont les maîtres-mots), il ne pense rapidement qu'à une chose: bien manger pour mieux dormir, pour pouvoir mieux re-manger. Et ainsi de suite.
        Les vacances sont donc plutôt dures à gérer, puisqu'elles bouleversent complètement notre horloge biologique. C'est pour cela qu'on parle de "rythme de vacances", quand on continue à se lever à 6h et à manger à midi malgré l'absence d'impératifs. Heureusement, Paris est une ville magnifique, agréable quand on n'est pas obligé de courir le marathon pour choper les correspondances métro-RER. L'occasion parfaite pour "se changer les idées" sans pour autant négliger son appétit.



Concilions donc vacances et gastronomie.

Entrée, plat, dessert.



photo-130725.jpg    Dans le métro ligne 3, j'ai donc mangé quatre collégiens. Le collégien a une viande tendre, car encore jeune et habitué à la course en ville. Bruyant dans un métro pire que dans une salle de classe, l'appétit monte très vite en observant une meute de quelques collégiens. Les écoutant déblatérer sur la difficulté de se raser la moustache quand on est pris de crises d'acné purulentes et sur Johanna, la nouvelle arrivée au bahut la semaine dernière, mon ventre s'est mis à grouiller.
     Avalés en cinq minutes, j'ai à la fois calmer mon ventre et mes oreilles qui commençaient sérieusement à chauffer dans la rame bondée.



touristes-devant-le-sacre-coeur-paris_155.jpg    Au Sacré-Coeur, j'ai mangé un car de touristes. Parce que les collégiens, c'est bien, mais ça ne suffit pas à calmer la faim de loup de l'Homme sorti de sa routine. Quand on décide de passer un peu de temps au Sacré-Coeur, on aime s'asseoir sur les marches et contempler Paris du haut de la butte Montmartre. On se dit qu'on va prendre quelques photos parce qu'un rayon de soleil zèbre élégamment le ciel parisien. C'est sans compter les cars de touristes qui se relaient avec la même idée que vous.
    Avalés en dix minutes, j'ai à la fois calmer ma rage et pris de superbes clichés du Sacré-Coeur sous le ciel d'hiver.




vieux-couple.gif     Rue de Rivoli, j'ai mangé un couple de vieux. Parce que la chair de vieux, sans méchanceté aucune, se mange sans dent et cale parfaitement les petits trous dans l'estomac. Parce qu'à cause d'eux on n'arrive jamais à traverser la rue, parce qu'il vous gueule dessus quand vous le serrez de trop près dans le métro, ou bien qu'on fait la queue dans les grands magasins pendant des plombes, manger du vieux est très relaxant. En pleine polémique sur le régime des retraites, ça tombe à pic.

  
  

Comme quoi, avec un peu d'appétit et de méchanceté, tout va beaucoup mieux.
 
Lun 22 fév 2010 1 commentaire
As-tu gouté au tocard ?
Rozéfré - le 23/02/2010 à 17h34